EN BREF Glutathion

Le glutathion est un tripeptide antioxydant composé de cystéine, glycine et acide glutamique, fabriqué par toutes les cellules et concentré dans le foie. Sa forme réduite (GSH) neutralise les radicaux libres et régénère les vitamines C et E ; sa forme oxydée (GSSG) reflète le niveau de stress oxydatif. Le rapport GSH sur GSSG sert de marqueur du statut redox cellulaire.

Dosage validé
250 à 1000 mg par jour par voie orale. Prise à jeun conseillée pour la forme réduite, en cure de plusieurs mois.
Pour qui
Adultes après 40 à 45 ans, forte exposition oxydative (tabac, pollution, sport intense). Prudence : grossesse, asthme sous traitement.
Critère qualité décisif
Forme réduite standardisée (label Setria) ou encapsulation liposomale vérifiable, avec taux de GSH garanti à l'analyse.
Délai d'action
Hausse mesurable dans le sang dès 1 mois, réserves pleines vers 6 mois (essai Richie 2015).
PRODUIT RECOMMANDÉ Glutathion liposomal , absorption protégée
+30-35%
Réserves de glutathion à 6 mois (oral, haute dose)
250-1000 mg
Fourchette de dose orale étudiée par jour
×2
Cytotoxicité des cellules NK à 3 mois
1 mois
Premier effet mesurable dans le sang

EN BREF Glutathion

Le glutathion est un tripeptide antioxydant composé de cystéine, glycine et acide glutamique, fabriqué par toutes les cellules et concentré dans le foie. Sa forme réduite (GSH) neutralise les radicaux libres et régénère les vitamines C et E ; sa forme oxydée (GSSG) reflète le niveau de stress oxydatif. Le rapport GSH sur GSSG sert de marqueur du statut redox cellulaire.

Dosage validé
250 à 1000 mg par jour par voie orale. Prise à jeun conseillée pour la forme réduite, en cure de plusieurs mois.
Pour qui
Adultes après 40 à 45 ans, forte exposition oxydative (tabac, pollution, sport intense). Prudence : grossesse, asthme sous traitement.
Critère qualité décisif
Forme réduite standardisée (label Setria) ou encapsulation liposomale vérifiable, avec taux de GSH garanti à l'analyse.
Délai d'action
Hausse mesurable dans le sang dès 1 mois, réserves pleines vers 6 mois (essai Richie 2015).
PRODUIT RECOMMANDÉ Glutathion liposomal , absorption protégée
+30-35%
Réserves de glutathion à 6 mois (oral, haute dose)
250-1000 mg
Fourchette de dose orale étudiée par jour
×2
Cytotoxicité des cellules NK à 3 mois
1 mois
Premier effet mesurable dans le sang

Histoire et origine du glutathion

Le glutathion n'a pas été découvert dans un laboratoire de complément alimentaire, mais dans un flacon de levure de bière à la fin du XIXe siècle. Son parcours scientifique se lit comme une longue enquête sur une molécule que le corps fabrique lui-même, à chaque instant, dans chacune de ses cellules.

1
1888
Le philothion de de Rey-Pailhade
Le chimiste Joseph de Rey-Pailhade isole dans la levure une substance capable de fixer le soufre et l'hydrogène. Il la baptise philothion, sans en connaître la structure.
2
1921
Hopkins nomme le glutathion
Frederick Gowland Hopkins, futur prix Nobel, isole la molécule et lui donne son nom actuel. Il la décrit d'abord comme un dipeptide.
3
1929
La structure tripeptidique corrigée
La présence d'un troisième acide aminé, l'acide glutamique, est établie. Le glutathion devient officiellement un tripeptide cystéine, glycine et glutamate.
4
Années 1970
L'ère du stress oxydatif
Les travaux sur les radicaux libres placent le glutathion au centre de la défense antioxydante et de la détoxification hépatique.
5
2015
La voie orale réhabilitée
L'essai contrôlé de Richie démontre que le glutathion pris par la bouche élève bien les réserves de l'organisme, contredisant l'idée d'une absorption nulle.

Le saviez-vous

Le nom philothion vient du grec : celui qui aime le soufre. C'est justement l'atome de soufre porté par la cystéine qui donne au glutathion sa réactivité chimique et son rôle de bouclier cellulaire.

Qu'est-ce que le glutathion ?

Le glutathion est le principal antioxydant fabriqué à l'intérieur des cellules humaines. Contrairement à la vitamine C ou à la vitamine E, qui proviennent de l'alimentation, il est synthétisé sur place, dans presque toutes les cellules, à partir de trois acides aminés : la cystéine, la glycine et l'acide glutamique. Sa concentration intracellulaire atteint 1 à 10 millimoles par litre, un niveau très élevé pour une molécule de ce type, ce qui traduit son rôle de première ligne face aux agressions oxydatives.

La molécule existe sous deux états qui se transforment l'un en l'autre en permanence. La forme réduite (notée GSH) est la version active : elle porte un groupement thiol libre, riche en soufre, capable de céder un électron à un radical libre pour le neutraliser. En donnant cet électron, deux molécules de GSH s'assemblent en une forme oxydée (notée GSSG). Le rapport entre ces deux formes constitue un indicateur biologique du niveau de stress oxydatif d'une cellule.

1-10 mM
concentration du glutathion à l'intérieur des cellules
Forman, Zhang, Rinna 2009

Repère technique : le ratio GSH sur GSSG

Dans une cellule en bonne santé, plus de 90 % du glutathion se trouve sous forme réduite (GSH). Quand le stress oxydatif augmente, la part de forme oxydée (GSSG) grimpe et le rapport chute. Les laboratoires de recherche utilisent ce rapport comme marqueur objectif de l'équilibre redox, plus fiable qu'un simple dosage du glutathion total.

Comment agit le glutathion dans les cellules ?

Le glutathion n'a pas une seule fonction mais quatre grandes missions, articulées autour de son atome de soufre. Comprendre ces mécanismes permet de saisir pourquoi une supplémentation isolée, sans ses cofacteurs, donne des résultats limités.

La synthèse cellulaire, limitée par la cystéine

La fabrication du glutathion se fait en deux étapes qui consomment de l'énergie (ATP). La première, catalysée par la gamma-glutamylcystéine ligase, est l'étape qui commande le rythme. Elle dépend de la disponibilité en cystéine, l'acide aminé le plus rare des trois. C'est la raison pour laquelle apporter de la cystéine, via la supplémentation en cofacteurs ou un précurseur soufré, augmente souvent plus efficacement le glutathion que d'en avaler directement.

Substrat limitant
Cystéine + glycine + glutamate disponibles dans la cellule
Action enzymatique
Gamma-glutamylcystéine ligase puis glutathion synthétase, avec consommation d'ATP
Résultat
Glutathion réduit (GSH) prêt à agir

La neutralisation des radicaux libres

Face au peroxyde d'hydrogène et aux autres espèces réactives de l'oxygène, le glutathion agit de deux façons. Directement, en cédant son électron ; et surtout via une enzyme, la glutathion peroxydase, dont le site actif contient un atome de sélénium. Cette séléno-enzyme utilise le GSH pour transformer un composé oxydant en eau, produisant du GSSG au passage. Sans sélénium, cette voie tourne au ralenti.

Menace oxydative
Peroxyde d'hydrogène et radicaux libres
Action
Glutathion peroxydase (séléno-enzyme) + 2 GSH
Résultat
Eau + GSSG (forme oxydée à recycler)

Le recyclage permanent

La cellule ne jette pas le GSSG : elle le recycle. La glutathion réductase, à l'aide du NADPH, régénère deux molécules de GSH actives à partir d'une molécule de GSSG. Ce cycle explique pourquoi le glutathion peut protéger la cellule bien au-delà de la quantité présente à un instant donné : c'est une molécule qui se recharge.

Forme usée
GSSG (glutathion oxydé)
Action
Glutathion réductase + NADPH
Résultat
2 GSH régénérés, prêts à reprendre du service

La détoxification hépatique

Dans le foie, le glutathion sert de poignée chimique. Les enzymes glutathion S-transférases l'attachent à des toxines et des xénobiotiques liposolubles, qui deviennent alors hydrosolubles et donc éliminables dans l'urine et la bile. C'est cette voie qui est mise à contribution lors d'un surdosage de paracétamol : le foie épuise son glutathion pour neutraliser le métabolite toxique, ce qui justifie l'usage médical de la N-acétylcystéine comme antidote.

Toxine liposoluble
Xénobiotique, métabolite, polluant
Action
Glutathion S-transférase attache le GSH
Résultat
Conjugué hydrosoluble éliminé par l'urine et la bile

Ce que ces mécanismes changent en pratique

Le glutathion travaille rarement seul. Le sélénium alimente la glutathion peroxydase, la riboflavine (vitamine B2) et le NADPH font tourner la glutathion réductase, la cystéine fournit le matériau de départ. Un glutathion avalé sans ces cofacteurs se retrouve vite limité par le maillon le plus faible.

Qui bénéficie d'un statut en glutathion optimisé ?

La production de glutathion décline avec l'âge et sous l'effet de certaines habitudes. Certains profils présentent une demande accrue ou des réserves plus vite épuisées.

"À 52 ans, entre le boulot et la pollution parisienne, je me sentais moins tonique le matin. Après trois mois de cure, ce n'est pas magique, mais la sensation de récupération au réveil est revenue."


Sylvain M.
52 ans · Paris
Exposition urbaine
Ressenti à 3 mois
Récupération matinale · énergie plus stable

"Cycliste sur longues distances, je cherchais un antioxydant sérieux. J'ai associé le glutathion à la vitamine C. Sur les grosses sorties, la sensation de jambes lourdes le lendemain s'est atténuée."


Karim B.
38 ans · Lyon
Sport d'endurance
Ressenti à 6 semaines
Récupération post-effort · moins de courbatures

"Ancienne fumeuse, j'ai voulu accompagner mon arrêt du tabac. Le glutathion faisait partie de ma routine détox avec un professionnel. Je me suis sentie plus sereine sur le plan de la fatigue générale."


Nathalie R.
47 ans · Bordeaux
Sevrage tabagique
Ressenti à 2 mois
Fatigue générale mieux gérée
Adulte de plus de 50 ans
Déclin naturel de la synthèse
Pourquoi ce profil répond
La capacité de synthèse du glutathion diminue avec l'âge, ce qui abaisse les réserves tissulaires et le rapport GSH sur GSSG.
Résultat attendu selon les études
Hausse de 30 à 35 % des réserves à 6 mois à haute dose orale (Richie 2015).
Sportif d'endurance
Production accrue de radicaux libres
Pourquoi ce profil répond
L'effort intense multiplie les espèces réactives de l'oxygène et sollicite fortement le système glutathion pour limiter les dégâts membranaires.
Résultat attendu selon les études
Meilleur maintien du statut redox lors de charges d'entraînement élevées.
Personne exposée aux toxiques
Tabac, alcool, pollution
Pourquoi ce profil répond
Le tabac et l'alcool épuisent les réserves hépatiques de glutathion mobilisées pour la détoxification de phase II.
Résultat attendu selon les études
Soutien du statut antioxydant chez les sujets à forte charge oxydative.

Que disent les études sur le glutathion ?

Le glutathion illustre une situation fréquente en nutrition : un rôle biologique très solide, et des preuves cliniques par voie orale plus contrastées qu'on ne le lit souvent. Le tableau ci-dessous distingue clairement le niveau de preuve de chaque effet.

Effet étudié Niveau de preuve Ce que montrent les données
Élévation des réserves de GSH RCT humain (Richie 2015) +30 à 35 % dans le sang à 6 mois, dose de 1000 mg par jour
Marqueurs immunitaires (NK) RCT humain (Richie 2015) Cytotoxicité NK doublée à 3 mois, retour à la normale après arrêt
Réserves via forme liposomale RCT humain (Sinha 2018) Hausse des réserves et de marqueurs immunitaires
Absence d'effet à dose modérée RCT humain (Allen 2011) 500 mg par jour sans variation nette des marqueurs
Statut redox et vieillissement RCT précurseurs (Sekhar 2011) Cystéine et glycine restaurent la synthèse chez le sujet âgé
Pigmentation cutanée Revue clinique (Sharma 2022) Effets décrits, cadre réglementaire strict, preuves hétérogènes

Mythe : "le glutathion oral n'est pas absorbé, il est détruit à 0 %"

Cette phrase, répétée sur beaucoup de pages produits, vient d'une lecture datée. Il est vrai qu'une enzyme intestinale, la gamma-glutamyl transpeptidase, dégrade une partie du GSH. Mais l'essai contrôlé de Richie, mené sur 54 adultes pendant 6 mois, montre que la prise orale prolongée élève réellement les réserves corporelles. La réalité est une absorption partielle et dépendante de la dose et de la durée, pas une absorption nulle.

+260%
glutathion dans les cellules buccales après 6 mois (haute dose)
Richie et al. 2015, European Journal of Nutrition

Le glutathion ne fonctionne pas en solitaire mais au sein d'un réseau d'antioxydants qui se régénèrent mutuellement : il recharge la vitamine C oxydée, qui recharge à son tour la vitamine E. La quercétine et d'autres polyphénols alimentaires viennent compléter ce maillage. Pour une vue d'ensemble des molécules qui composent ce système, notre article sur les meilleurs antioxydants naturels détaille les sources et les complémentarités.

Comment utiliser le glutathion ?

Trois questions se posent avant une cure : quelle dose, quelle forme, et faut-il viser le glutathion lui-même ou ses précurseurs. Les réponses dépendent de l'objectif et du budget.

Dose et moment de prise

La fourchette étudiée va de 250 à 1000 mg par jour. La dose de 1000 mg est celle qui a produit les hausses les plus nettes dans l'essai de Richie. La forme réduite standardisée, comme le Glutathion réduit GSH, se prend de préférence à jeun, le matin, en cure de deux à trois mois renouvelable. L'effet sur les réserves se construit dans la durée : ce n'est pas une molécule à effet immédiat.

Astuce d'association

La vitamine C réduit le GSSG en GSH actif et prolonge l'action du glutathion. Prendre les deux ensemble, à jeun, s'appuie sur un cycle redox documenté plutôt que sur une simple addition de bienfaits.

Formes disponibles

Toutes les formes ne se valent pas en matière d'absorption et de prix. Le tableau suivant les compare sur les critères qui comptent.

Forme Absorption Usage typique
Réduite (GSH, label Setria) Partielle, améliorée par la durée Cure de fond, bon rapport qualité prix
Liposomale Protégée par l'encapsulation lipidique Objectif d'absorption maximisée
S-acétyl-glutathion Plus stable dans le tube digestif Alternative à la forme réduite
Sublinguale Passage par la muqueuse buccale Contourne partiellement la digestion
Intraveineuse Totale mais encadrement médical Usage hospitalier, non en libre accès

Précurseurs et sources alimentaires

Fournir à la cellule le matériau pour fabriquer son glutathion est une stratégie complémentaire. La N-acétylcystéine apporte la cystéine limitante ; le soufre alimentaire, notamment via le MSM, participe au pool soufré. Côté assiette, aucun aliment ne contient de glutathion en quantité utile après digestion, mais certains fournissent ses briques.

Source Apport
Asperges, avocat, épinards Précurseurs et glutathion alimentaire
Ail, oignon, crucifères Composés soufrés soutenant la synthèse
Œufs, protéines de lactosérum Cystéine biodisponible
Noix, légumineuses Acides aminés soufrés

Produits à associer pour un effet renforcé

Les associations qui font sens reposent sur les mécanismes vus plus haut : fournir le substrat, activer les enzymes et recharger le réseau redox. Trois compléments couvrent ces trois leviers.

N-acétyl-cystéine
Précurseur de la cystéine
Mécanisme de synergie
Apporte la cystéine, acide aminé qui limite le rythme de synthèse du glutathion. Cible la première étape enzymatique.
Produit recommandé
N-acétyl-cystéine
Sélénium Vit E
Cofacteur de la glutathion peroxydase
Mécanisme de synergie
Le sélénium est intégré au site actif de la glutathion peroxydase. Sans lui, l'enzyme qui utilise le glutathion fonctionne mal.
Produit recommandé
Sélénium Vit E
Vitamine C Complex
Recyclage du réseau redox
Mécanisme de synergie
La vitamine C réduit le glutathion oxydé en forme active et se fait recharger en retour, formant un cycle antioxydant continu.
Produit recommandé
Vitamine C Complex

Comment reconnaître un glutathion de qualité ?

Le marché du glutathion est encombré de produits sous-dosés ou sans garantie sur la forme réellement présente. Quelques critères concrets permettent de trier.

Erreur classique : acheter du glutathion sans ses cofacteurs

Avaler du glutathion seul revient à livrer des briques sans maçon. Un statut correct en sélénium, en zinc et en vitamines du groupe B conditionne le bon fonctionnement des enzymes qui l'utilisent et le recyclent.

Trois points méritent une vérification avant l'achat. D'abord la forme : une forme réduite standardisée sous label Setria ou une encapsulation liposomale documentée valent mieux qu'un simple "glutathion" sans précision. Ensuite le dosage réel : viser au moins 250 mg par prise, la fourchette efficace commençant à ce niveau. Enfin la traçabilité : un taux de GSH garanti par analyse et une origine de fabrication claire.

≈10-15%
biodisponibilité estimée d'une forme orale classique non protégée
Données pharmacocinétiques, formes non liposomales

Glutathion : sécurité, effets secondaires et contre-indications

Le glutathion pris par voie orale est bien toléré, y compris sur des durées longues, ce qui s'explique par sa présence naturelle dans toutes les cellules. Les points de vigilance concernent surtout les doses élevées, certaines formes injectables et quelques situations particulières.

Aspect Ce qu'il faut savoir
Effets secondaires oraux Troubles digestifs légers possibles, rares réactions cutanées
Forme intraveineuse Non approuvée en libre accès, cas graves signalés en usage éclaircissant
Grossesse et allaitement Données insuffisantes, avis médical requis
Asthme Prudence avec les formes soufrées inhalées, avis médical
Traitement anticancéreux Interaction possible avec certaines chimiothérapies, avis oncologique

Vigilance sur le glutathion injectable éclaircissant

L'usage du glutathion en perfusion pour éclaircir la peau se pratique hors cadre réglementaire dans plusieurs pays. Des autorités sanitaires ont signalé des réactions cutanées sévères et des risques liés à des produits non contrôlés. Cet usage sort du champ d'un complément alimentaire et relève d'une décision médicale.

Le point peau, sans promesse

Le glutathion module la production de mélanine en orientant la synthèse vers un pigment plus clair et en freinant l'enzyme tyrosinase. Ce mécanisme est réel mais les preuves cliniques restent hétérogènes, et aucune allégation d'éclaircissement n'est autorisée dans l'Union européenne. À aborder comme un mécanisme documenté, pas comme un résultat garanti.

Quelle forme de glutathion choisir ?

Pour la majorité des adultes, le choix se joue entre deux formes orales : la forme réduite standardisée et la forme liposomale. Voici comment les départager selon l'objectif et le budget.

VS

Glutathion réduit oral

  • Forme active validée par l'essai de Richie sur 6 mois
  • Coût par cure plus accessible
  • Absorption plus dépendante de la dose et de la durée
  • Effet qui se construit sur plusieurs mois

Check-list avant l'achat

Avant de choisir un glutathion, cinq vérifications rapides évitent les produits décevants :

  • Forme précisée : réduite standardisée (Setria) ou liposomale documentée
  • Dosage d'au moins 250 mg par prise, idéalement modulable jusqu'à 1000 mg par jour
  • Présence de cofacteurs ou possibilité de les associer (sélénium, vitamine C)
  • Taux de GSH garanti par analyse et traçabilité de fabrication
  • Objectif réaliste : une cure de fond de deux à trois mois, pas un effet immédiat

Synthèse : le glutathion en 10 points clés

1. Qu'est-ce que le glutathion ?
Un tripeptide antioxydant fait de cystéine, glycine et acide glutamique, fabriqué par toutes les cellules et concentré dans le foie.
2. Quelles sont ses deux formes ?
La forme réduite GSH est active et neutralise les radicaux libres ; la forme oxydée GSSG reflète le stress oxydatif.
3. À quoi sert-il ?
Neutralisation des radicaux libres, détoxification hépatique de phase II, régénération des vitamines C et E, soutien immunitaire.
4. Le glutathion oral est-il absorbé ?
Partiellement. L'essai de Richie (2015) montre une hausse de 30 à 35 % des réserves à 6 mois à 1000 mg par jour.
5. Quelle dose prendre ?
Entre 250 et 1000 mg par jour, à jeun, en cure de deux à trois mois pour la forme réduite.
6. Quelle forme choisir ?
La forme liposomale pour maximiser l'absorption, la forme réduite standardisée pour une cure de fond au meilleur coût.
7. Comment augmenter son taux naturellement ?
Via les précurseurs (cystéine, N-acétylcystéine), le soufre alimentaire et les cofacteurs sélénium et vitamine C.
8. Quels aliments soutiennent le glutathion ?
Asperges, avocat, épinards, ail, oignon, crucifères, œufs et protéines de lactosérum, riches en précurseurs soufrés.
9. Est-il sûr ?
Oui par voie orale, bien toléré sur le long terme. Prudence avec les formes injectables et en cas de traitement médical.
10. Agit-il sur la peau ?
Il module la pigmentation via la tyrosinase, mais les preuves sont hétérogènes et aucune allégation n'est autorisée en Europe.
✓ Le glutathion est l'antioxydant intracellulaire de référence : sa supplémentation orale prolongée élève les réserves de l'organisme, à condition d'associer les cofacteurs qui le font fonctionner.

Dernière mise à jour : juillet 2026

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Tous vos questions fréquentes sur "Glutathion"

Quels sont les bienfaits du glutathion ?

Le glutathion est l'antioxydant intracellulaire principal : il neutralise les radicaux libres, participe à la détoxification hépatique de phase II, régénère les vitamines C et E et soutient la fonction immunitaire. Sa forme réduite (GSH) est la version active.

Comment augmenter son taux de glutathion naturellement ?

En fournissant à la cellule ses précurseurs : la cystéine (via la N-acétylcystéine), le soufre alimentaire, et les cofacteurs sélénium et vitamine C. Les aliments soufrés (ail, oignon, crucifères, œufs) et l'avocat, les asperges ou les épinards soutiennent la synthèse.

Le glutathion oral est-il vraiment absorbé ?

Oui, partiellement. L'essai contrôlé de Richie (2015), mené sur 54 adultes pendant 6 mois, a montré une hausse de 30 à 35 % des réserves sanguines à 1000 mg par jour. L'idée d'une absorption nulle est dépassée : elle dépend de la dose et de la durée.

Qu'est-ce que le glutathion liposomal ?

C'est du glutathion réduit encapsulé dans des liposomes, de petites sphères lipidiques qui le protègent de la dégradation par les enzymes digestives. Cette forme vise une meilleure absorption à dose plus basse que la forme orale classique.

Quel est le meilleur glutathion à choisir ?

Cela dépend de l'objectif : la forme liposomale maximise l'absorption, la forme réduite standardisée (label Setria) offre le meilleur rapport qualité prix pour une cure de fond. Dans les deux cas, viser au moins 250 mg par prise et associer les cofacteurs.

Quels sont les dangers du glutathion ?

Par voie orale, le glutathion est bien toléré, avec au plus de légers troubles digestifs. Les risques concernent surtout la forme injectable à usage éclaircissant, non approuvée et associée à des réactions graves. Prudence en cas de grossesse, d'asthme traité ou de chimiothérapie.

Le glutathion agit-il sur la peau ?

Il module la production de mélanine en freinant l'enzyme tyrosinase et en orientant la synthèse vers un pigment plus clair. Ce mécanisme est réel, mais les preuves cliniques sont hétérogènes et aucune allégation d'éclaircissement n'est autorisée dans l'Union européenne.

Le glutathion fait-il prendre du poids ?

Non. Aucune donnée n'associe la supplémentation en glutathion à une prise de poids. C'est un tripeptide antioxydant sans apport calorique significatif et sans effet documenté sur l'appétit ou le stockage des graisses.

Références scientifiques

  1. Richie JP, Nichenametla S, Neidig W, et al. Randomized controlled trial of oral glutathione supplementation on body stores of glutathione. European Journal of Nutrition. 2015;54(2):251-263. https://doi.org/10.1007/s00394-014-0706-z
  2. Sinha R, Sinha I, Calcagnotto A, et al. Oral supplementation with liposomal glutathione elevates body stores of glutathione and markers of immune function. European Journal of Clinical Nutrition. 2018;72(1):105-111. https://doi.org/10.1038/ejcn.2017.132
  3. Allen J, Bradley RD. Effects of oral glutathione supplementation on systemic oxidative stress biomarkers in human volunteers. Journal of Alternative and Complementary Medicine. 2011;17(9):827-833. https://doi.org/10.1089/acm.2010.0716
  4. Sekhar RV, Patel SG, Guthikonda AP, et al. Deficient synthesis of glutathione underlies oxidative stress in aging and can be corrected by dietary cysteine and glycine supplementation. American Journal of Clinical Nutrition. 2011;94(3):847-853. https://doi.org/10.3945/ajcn.110.003483
  5. Forman HJ, Zhang H, Rinna A. Glutathione: overview of its protective roles, measurement, and biosynthesis. Molecular Aspects of Medicine. 2009;30(1-2):1-12. https://doi.org/10.1016/j.mam.2008.08.006
  6. Pizzorno J. Glutathione! Integrative Medicine (Encinitas). 2014;13(1):8-12. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4684116/
  7. Zeevalk GD, Bernard LP, Guilford FT. Liposomal-glutathione provides maintenance of intracellular glutathione and neuroprotection in mesencephalic neuronal cells. Neurochemical Research. 2010;35(10):1575-1587. https://doi.org/10.1007/s11064-010-0217-0
  8. Sharma DK, Sharma P. Augmented glutathione absorption from oral mucosa and its effect on skin pigmentation: a clinical review. Clinical, Cosmetic and Investigational Dermatology. 2022;15:1853-1862. https://doi.org/10.2147/CCID.S378470