EAA ou BCAA : lequel choisir pour la musculation ?
EAA sans hésitation. Les BCAA (3 acides aminés : leucine, isoleucine, valine) activent le signal anabolique (mTOR) mais ne fournissent pas les 6 autres EAA nécessaires à la synthèse protéique. Résultat : le corps peut puiser dans ses propres protéines pour obtenir lysine, méthionine, etc. Les EAA complets (9 acides aminés) fournissent signal + matériaux. Étude Jackman 2017 : BCAA +4% de bilan protéique net vs EAA +41%. À prix proche (souvent 5–10€ / mois d’écart), l’efficacité n’est pas comparable.
Combien de grammes d’EAA par jour pour prendre du muscle ?
10–15 g par prise, 1–2 fois/jour autour de l’entraînement. Dose minimale efficace : 10 g (dont 2,5–3 g de leucine). Dose optimale : 15 g (dont 3,5–4 g de leucine). Au-delà de 20 g/prise, pas de bénéfice supplémentaire (plateau). Exemple prise de masse : 15 g post-training + 10 g au réveil = 25 g/jour. À combiner avec 1,6–2,2 g de protéines totales/kg/jour via l’alimentation.
Peut-on prendre des EAA tous les jours toute l’année ?
Oui, aucune pause nécessaire. Les EAA sont des nutriments alimentaires (mêmes molécules que dans viande/poisson/œufs). Une prise continue est pertinente si objectif performance ou préservation musculaire (sèche, jeûne, sarcopénie). Pour un objectif ponctuel (ex. récupération post-blessure), une cure de 4–8 semaines peut suffire. Pas d’accoutumance, pas de tolérance, pas d’effet rebond à l’arrêt.
EAA : avant, pendant ou après l’entraînement ?
Post-training (dans les 0–2h) = timing le plus simple et souvent optimal pour maximiser la synthèse protéique. Intra-training = stratégie avancée en sèche (limite le catabolisme pendant l’effort). Pré-training = moins pertinent si le pic plasmatique arrive trop tôt. Repères : prise de masse → post-training ; sèche → intra + post ; endurance → pendant effort > 2h. L’essentiel : prise dans une fenêtre 0–3h autour de l’entraînement.
EAA ou whey protéine : quelle différence ?
Efficacité proche, contextes différents. En ordre de grandeur, 15 g EAA ≈ 25–30 g de whey pour stimuler la synthèse protéique. EAA : ~60 kcal, absorption ~30 min, 0 lactose, vegan possible, idéal en sèche ou jeûne. Whey : ~100–120 kcal, absorption 60–90 min, plus satiétogène, souvent moins chère, idéale en prise de masse. Choisir EAA si déficit calorique, intolérance lactose, besoin de rapidité ; choisir whey si prise de masse, budget, satiété.
Quelle quantité de leucine dans les EAA pour être efficace ?
Minimum 2,5–3 g de leucine par prise. Optimal : 3–4 g (soit 25–35% du total EAA). En dessous de 2,5 g, activation mTOR sous-optimale ; au-delà de 5 g, plateau. Vérification simple : un produit “15 g EAA” devrait contenir environ 3,75–5,25 g de leucine. Si leucine < 2 g pour 15 g d’EAA, la formule est déséquilibrée.
Peut-on mélanger EAA et créatine dans le même shaker ?
Oui, très bonne synergie. La créatine améliore force et volumisation cellulaire (ATP + eau intracellulaire), les EAA stimulent synthèse protéique et récupération. Exemple post-training : 15 g EAA + 3–5 g créatine monohydrate + 30–50 g de glucides rapides (dextrose/maltodextrine). Les glucides peuvent faciliter la captation de la créatine via un pic insulinique. Aucune interaction négative connue.
Les EAA rompent-ils le jeûne intermittent ?
Techniquement oui (apport calorique + acides aminés), mais l’impact métabolique est souvent faible. 10 g EAA ≈ 40 kcal, zéro glucides, légère stimulation d’insuline (bien moindre que protéines complètes ou glucides). Autophagie : débat (la leucine peut la freiner via mTOR). Compromis pragmatique : 10 g au milieu d’un jeûne peut préserver le muscle sans compromettre fortement la cétose/sensibilité à l’insuline. Si objectif “jeûne strict autophagie” : éviter les EAA.